05/03/2019

A la découverte de l’UET Shore : (ré)inventer les bords de Loire

L’UET Shore, pour Unité d’enseignements théoriques, a vu le jour en 2010, portée par une poignée d’enseignants — plasticiens, architectes, ingénieurs, scénographes…. « Nous souhaitions une formation qui se préoccuperait des littoraux : offshore, onshore et inshore », précise Andre Herskovits, architecte naval et enseignant à l’UET.

Suite au débat et aux 30 engagements, les thèmes de recherche appliquée des étudiants illustrent ces trois dernières années le rapprochement entre la Mission Loire de Nantes Métropole et l’UET Shore : les guinguettes en 2016, les piscines et baignades en Loire en 2017 et les terminaux de croisières en 2018.

L’UET Shore en bref

Cette formation peut accueillir une quarantaine d’étudiants du master et du DPEA (Diplôme propre aux écoles d'architecture) architecture navale. Elle embrasse l’histoire et la sociologie des « villes de l’eau », à l’image de Nantes, et plus largement les architectures et les environnements propres aux littoraux maritimes et intérieurs.

L’ambition de l’UET Shore ? « Libérer la capacité d'in(ter)vention et favoriser l'apprentissage du séquençage qui va de l'intention au projet », sur un temps relativement court. Car l’UET débute en septembre pour une finale en janvier, et une étape intermédiaire en novembre.

Pourquoi un terminal de croisière ?

« En France, Bordeaux a su investir intelligemment dans une escale à paquebots, qui s'étale sur le tout le long de la ville », raconte Andre Herskovits. « Toutes les grandes villes du monde maritime ont développé ce type d’activité, avec parfois des équipements très ambitieux, tel Sydney, Honk-Kong ou Vancouver et leur port de croisière. Les enjeux économiques sont considérables, et il est essentiel d’identifier les risques de conflits d’usages ainsi que les retombées positives pour les populations locales. »

En janvier dernier, les 9 équipes d’étudiants ont donc remis leur copie. Leur approche est transverse : urbaine et économique bien sûr, mais aussi technique. Certains ont tenté de lever les freins logistiques (comment débarquer et embarquer des centaines de milliers de passagers chaque année ?) ou encore ceux liés aux infrastructures (comment alimenter ces paquebots en électricité, les ravitailler, etc. ?).

« Parmi les 9 équipes, 6 ont proposé de maintenir le terminal quai Wilson, 2 ont exploré d'autres sites : cap 44, et la cale Dubigeon au Bas Chantenay. Une équipe a opté pour conserver l'emplacement actuel en construisant un trait d'union avec le site de Trentemoult », se souvient Rémy David, Directeur Mission Paysage & Patrimoine, Mission Loire.

Andre Herskovits ajoute : « cette exploration procède davantage du concours d’idées, d'une expérience de pensées, qui peut amener à réfléchir différemment ou à explorer de nouvelles pistes. » Il conclut : « Nous faisons bouger la pensée, pas le béton. Nous voulons donner l’envie d’avoir envie. »

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