25/01/2019

Engagement 24 : embarquement immédiat pour le Navibus

Si vous n’avez pas encore emprunté le Navibus, cet article pourrait bien vous propulser jusqu’à Trentemoult, en bateau, pour le prix d’un ticket TAN ! Et justement, l’engagement 24 vise à gérer de nouvelles navettes fluviales connectées au réseau de transport en commun.

Voici la fabuleuse histoire du Navibus, que nous vous avons aussi conté dans cette vidéo — à voir sur notre page Facebook.

Tout commence en 2000…

… plus précisément en septembre de cette année, pendant la semaine de la mobilité. Plusieurs expérimentations sont alors menées, pour transporter les voyageurs de Trentemoult à la Gare maritime (et inversement). Cinq ans, plus tard, la municipalité  cherche à relier la rive sud à la rive nord î. Les projets d’un pont levant ou d’un tunnel étant très coûteux, une solution provisoire est envisagée : le Navibus.

Le premier bateau, acheté dans le sud de la France est mis en service en juin 2005. Il est baptisé Le Trentemoult. Le succès est immédiat et un bateau neuf est construit en 2006, Le Chantenay. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 120 000 passagers transitent via les Navibus en 2006, puis 359 000 en 2007. En 2018, ils sont 624 000 ! Les traversées ont elles aussi augmenté en fréquence : de quelques voyages matin, midi, soir, les bateaux voguent aujourd’hui toutes les 20 minutes de 7h à 20h (et toutes les 10 minutes en heure de pointe le matin et le soir).

Les raisons de ce succès ? « La fiabilité du service », indique Éric Loyer, directeur de Kersea (anciennement Finist’Mer), la compagnie exploitante du réseau Navibus. « Nous réalisons 99,53% des traversées prévues ». Autre raison : « le gain de temps. Les voyageurs traversent la Loire en 6 minutes, et s’ils veulent se rendre à Commerce en tramway, il leur faudra 6 minutes supplémentaires. Le même trajet demandait 40 minutes en transport en commun. »

Le Navibus, le gardien de la Loire

Pourquoi le gardien de la Loire ? « Nous avons sauvé des eaux une dizaine de personnes », souvent tombées accidentellement. « L’eau peut être très froide : 5 à 6 degrés. » Éric Loyer note d’ailleurs peu d’agressivité du public dans ce mode de transport. « Peut-être parce que nous sommes deux à bord : le capitaine qui conduit le navire, et le matelot, en charge de la sécurité dès l’embarquement. » Il ajoute : « on monte dans un bateau comme dans un bus : nous contrôlons les tickets à l’embarquement et nous veillons à répondre aux sollicitations éventuelles des passagers ».

« Nous connaissons bien le fleuve et ses caprices. Nous pouvons naviguer malgré les embâcles [l’accumulation naturelle des matériaux apportés par l’eau, comme les branchages ou le bois flotté, NDLR] et lorsque le vent souffle très fort. » Le Navibus n’a dû stopper ses traversées qu’une fois en 13 ans : « des plaques de glace sont descendues sur la Loire, d’Ancenis jusqu’à Nantes, pour s’accumuler sur les pontons. Nous ne pouvions pas embarquer ».

Une Loire plus franchissable. Le Navibus n’est certainement pas l’unique solution aux besoins quotidiens, mais c’est une offre et une alternative au franchissement par les ponts ! Et nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin : une nouvelle ligne doit être mise en service pour relier le bas chantenay et la pointe ouest de l’île de Nantes. D’autres lignes sont à l’étude à l’horizon 2022 ou 2023, avec une liaison directe de Trentemoult à Bas-Chantenay, et une seconde ligne à vocation estivale et touristique pour relier les sites touristiques centraux sur la Loire : le parc des Chantiers, la Gare maritime, le Hangar à bananes, l’Arbre aux hérons et Trentemoult Roquios.

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