Nantes et la Loire

Nantes et la Loire

novembre 8, 2021 Non Par Jimmy RENAUD

Descendez la Loire à la rame pour admirer la cathédrale gothique d’Orléans et la vallée de la Loire et ses châteaux historiques. La Loire, le plus long fleuve de France, prend sa source dans le sud du Massif central et coule vers le nord et l’ouest sur 1 020 km jusqu’à l’océan Atlantique, dans lequel il pénètre au sud de la péninsule bretonne. Son principal affluent est l’Allier, qui rejoint la Loire au Bec d’Allier. Elle draine une superficie d’environ 117 000 km². La vallée pittoresque est parsemée de châteaux. La rivière prend sa source à environ 1 370 mètres d’altitude, au pied du Gerbier de Jonc dans les Cévennes, près de la côte méditerranéenne. Dans son cours supérieur, elle traverse une succession de bassins à fond plat, faillés, situés dans les hautes terres du Massif central. En les traversant, sa vallée se rétrécit en gorges. Après avoir été rejoint par l’Allier, le cours d’eau fortement élargi traverse la plate-forme calcaire du Berry, et sa vallée ne devient qu’un léger sillon.

Le système de la Loire

La Loire, le plus long fleuve français, coule sur 1 020 km et draine la plus grande superficie (117 000 km²). C’est un fleuve extrêmement irrégulier, avec un débit huit fois plus important en décembre et janvier qu’en août et septembre. Prenant sa source dans le Massif central sur le mont Gerbier-de-Jonc, elle coule vers le nord sur un terrain imperméable, avec de nombreux tronçons gorgés d’eau. Près de Nevers, elle est rejointe par l’Allier, autre rivière du massif. Dans le Bassin parisien, la Loire continue à couler vers le nord, comme pour rejoindre le système de la Seine, mais elle prend ensuite un large virage vers l’ouest pour rejoindre l’Atlantique après Nantes et Saint-Nazaire. La Loire est reliée artificiellement à la Seine par plusieurs canaux.

Le débit torrentiel du fleuve, qui entrave la navigation, recouvre sa plaine d’inondation de sable et de gravier, ce qui a une importance commerciale. Le fleuve est également une source d’eau de refroidissement pour une chaîne de centrales atomiques situées à proximité de son cours, ce qui a suscité l’inquiétude des écologistes, tout comme divers projets de barrages le long du fleuve. L’UNESCO a classé la vallée, entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, au patrimoine mondial en 2000.

Le cours supérieur de la Loire tend à s’écouler vers le nord, vers le centre du Bassin parisien, mais il décrit ensuite une grande courbe au-delà d’Orléans et s’écoule vers l’ouest jusqu’à la mer par son long estuaire de Nantes.

Le bassin de la Loire a un climat maritime tempéré, sans saison sèche constante et avec de fortes précipitations, y compris des chutes de neige en hiver, dans les hautes terres qui occupent son bassin supérieur. La zone de son cours supérieur est également soumise à de violentes tempêtes d’automne en provenance de la Méditerranée. Le fleuve atteint généralement son niveau le plus élevé à la fin de l’hiver, mais il n’existe pas de règle fiable ; les crues peuvent survenir n’importe quel mois, mais normalement pas en juillet et en août.

Dans son cours moyen, le fleuve occupe un sillon peu profond mais aux parois abruptes. Sa plaine d’inondation, autrefois marécageuse, est protégée des crues par des levées (« digues ») construites progressivement du 12e au 19e siècle. La mise en valeur agricole effective a commencé au 14e siècle et a été stimulée par la présence de la cour de France aux 15e et 16e siècles, lorsque la moyenne vallée de la Loire a connu une bande de terre intensivement cultivée pour les cultures de rente. Au XVIIIe siècle, avant la Révolution française, elle atteint l’apogée de sa prospérité. Le fleuve était la grande voie de circulation des marchandises, et les villes situées sur ses rives étaient des ports très fréquentés.

Pendant la période de développement du trafic fluvial aux 17e et 18e siècles, des liaisons par canaux ont été construites pour relier la navigation de la Loire au système de voies navigables de la Seine, ce qui permettait de transporter les produits jusqu’à Paris. Ces canaux de liaison sont trop étroits pour les navires modernes, et leur utilisation est limitée. Laissés à l’écart des développements modernes, les paysages de la Loire restent essentiellement ruraux, de l’Ancien Monde, et peu affectés par l’industrie moderne.

La Loire, le plus long fleuve de France, était autrefois navigable en amont jusqu’à La Noirie, au niveau de Saint-Étienne, à 880 km de la mer, mais son régime de débit extrême en fait le moins navigable de tous les grands fleuves français. Le débit est relativement faible pendant une grande partie de l’année et vagabonde sur un large lit. Dans de nombreux tronçons, la profondeur ne dépasse pas 25 cm. Pendant les crues, la rivière monte rapidement et le courant rapide rend la navigation dangereuse dès que l’on atteint une profondeur d’environ 2m.

Ainsi, toute navigation a cessé depuis longtemps sur les cours supérieur et moyen de la rivière, sauf à deux endroits où l’eau est retenue par des barrages : à Roanne, il y a un accès à un court tronçon navigable de la rivière depuis le canal de Roanne à Digoin, mais la liaison n’est utilisée que pour l’approvisionnement en eau et non plus pour la navigation, tandis qu’à Decize, la rivière est navigable sur 1,7 km depuis la branche de Decize du canal latéral à la Loire jusqu’au canal du Nivernais. Cette liaison importante est incluse dans le tableau des distances.

La rivière devient entièrement navigable (avec des réserves, voir ci-dessous) à sa confluence avec la Maine à Bouchemaine. Elle relie ainsi la Maine et ses affluents navigables (Mayenne, Oudon et Sarthe) au canal de Nantes à Brest à Nantes, soit une distance de 84 km. La distance totale entre la confluence à Bouchemaine et la mer à Saint-Nazaire est de 138 km. La voie fluviale se termine au port de Nantes. A partir de là, l’estuaire de la Loire est une voie navigable maritime, mais pour des raisons de commodité, le tableau des distances est maintenu jusqu’à Saint-Nazaire. Les indications suivantes ne s’appliquent qu’à la partie fluviale, et pour la navigation dans l’estuaire, il convient de se référer aux publications nautiques.

Historique

En 1700, le port de Nantes comptait plus d’embarcations fluviales que tout autre port français. Cette statistique témoigne à elle seule de l’importance historique de la navigation sur le plus long fleuve de France. Les gabares et autres embarcations fluviales à faible tirant d’eau ont continué à transporter des marchandises jusqu’à l’ère industrielle, notamment le charbon de Saint-Étienne chargé sur des péniches à Orléans. Cependant, la navigation dangereuse à courant libre et les tonnages limités ont fait que les chemins de fer ont rapidement tué le trafic survivant à partir des années 1850. En 1894, une société est créée pour promouvoir l’amélioration de la navigation de Nantes à Briare. Les travaux sont autorisés en 1904 et réalisés en deux phases d’Angers à la limite des marées à Oudon. Ces ouvrages, avec épis et digues submersibles, subsistent et contribuent à la navigabilité limitée dans les conditions actuelles. Certains hommes politiques ont continué à promouvoir la canalisation de la Loire jusque dans les années 1960.

L’essentiel

Tirant d’eau – De Bouchemaine à Nantes, un canal de 100 à 150 m de large est fixé au moyen de digues submersibles et d’épis. Le chenal est balisé par des bouées, rouges du côté de la rive gauche et noires du côté de la rive droite. A marée basse, le chenal navigable est marqué par des piquets de 4,50 m de haut enfoncés dans le sable, ceux de la rive gauche ayant leur sommet partiellement brisé et suspendu. En principe, une profondeur de 1,50 m est maintenue à l’étiage moyen, mais il peut y avoir des variations marquées, jusqu’à 0,35 m sur certains seuils du chenal lors d’étiages exceptionnels. Les marées de printemps peuvent être ressenties jusqu’en amont de Champtoceaux. En période de basses eaux, il convient de se renseigner auprès du bureau de VNF (adresse ci-dessous) avant d’effectuer le passage. L’utilisation d’un guide détaillé est recommandée.

Hauteur libre – Les ponts de la section fluviale laissent une hauteur libre minimale de 4,50 m au-dessus des plus hautes eaux navigables (7,00 m au-dessus du niveau moyen des eaux).
Chemin de halage Aucun historiquement, mais une piste cyclable a été aménagée le long de la rivière, et est devenue un itinéraire cyclable populaire.

Autorité – VNF – Direction régionale de Nantes

  • 2 rue Marcel Sembat, 44100 Nantes (PK 0-87).
    Port Autonome de Nantes – Saint-Nazaire
  • 18 quai Ernest Renaud, 44186 Nantes Cedex 4 (PK 87-138).

Description de l’itinéraire, d’est en ouest

Liaison entre le Canal latéral à la Loire
(embranchement de Decize) et le Canal du Nivernais
PK 0.0 Jonction avec le canal latéral à la Loire (embranchement de Decize), l/b
PK 0.5 Pont de Decize, ville r/b
PK 1.4 Quai r/b, quai supplémentaire avec bornes sur la rivière Aron à 100 m de la confluence
PK 1.7 Jonction avec le Canal du Nivernais, r/b (voir plan sous Canal du Nivernais)

De Bouchemaine à la mer
PK 0.0 Confluence de la Maine, r/b
PK 0.4 La Pointe Bouchemaine r/b, pontons, eau, cale de mise à l’eau
PK 4.6 Béhuard r/b (sur l’île)
PK 5.1 Pont (Savennières)
PK 7.8 Quai de La Poissonnière r/b, village 400m r/b
PK 10.9 Pont ferroviaire (Alleud)
PK 11.3 Division de la rivière, navigation dans le bras gauche/droite
PK 14.6 Pont de Chalonnes-sur-Loire, quai u/s l/b
PK 22.6 Pont
PK 23.6 Pont suspendu de Montjean-sur-Loire (D15), quai d/s l/b, village l/b
PK 28.1 Pont suspendu d’Ingrandes, quai pour 10 bateaux u/s r/b, nuit €1, eau, village r/b
PK 36.9 Pont de Saint-Florent-le-Vieil (bras l/b), quai pour 4 bateaux u/s l/b, eau, électricité, slipway
PK 49.6 Pont suspendu d’Ancenis, quai pour 12 bateaux u/s r/b, eau, cale, petite ville et château, r/b
PK 56.1 Champtoceaux, amarrage dans le marigot l/b, village 800m
PK 57.9 Pont (Pont de Champtoceaux)
PK 58.6 Oudon, port municipal r/b (par le pont de chemin de fer), 2 postes d’amarrage, nuit 6 €, eau, électricité, douche, cale, village 200m
PK 62.4 Le Cellier, pontons flottants pour 3 bateaux, eau, électricité, cale de halage, château de Clermont r/b
PK 67.8 Pont de Mauves-sur-Loire, village 700m r/b
PK 69.0 La Chapelle-Basse-Mer (Port de la Pierre Percée) l/b, eau, électricité, cale de halage
PK 73.2 Pont (Thouaré)
PK 78.4 Pont (Bellevue), N844 périphérique de Nantes
PK 82.0 Divisions de la rivière, bras de la Madeleine r/b, bras de Pirmil l/b

Bras de la Madeleine
PK 82.4 Pont ferroviaire (Pont de la Vendée)
PK 83.2 Pont projeté
PK 83.6 Pont ferroviaire (Résal)
PK 83.7 Pont (Willy Brandt)
PK 84.0 Jonction avec le canal de Nantes à Brest (rivière Erdre canalisée), r/b
PK 84.3 Pont de Nantes (Aristide Briand), centre ville r/b
PK 84.9 Ponts (Général Audibert, lignes de tramway 2 et 3)
PK 85.3 Pont (Haudaudine)
PK 85.8 Passerelle (Victor Schoelcher)
PK 86.1 Pont (Anne-de-Bretagne), amarrage d/s r/b
PK 87.3 Deux bras se rencontrent

Bras de Pirmil
PK 82.4 Pont ferroviaire (Pont de la Vendée)
PK 83.5 Pont (Léopold Sédar Senghor)
PK 84.3 Pont de Nantes (Georges Clemenceau), centre ville 1700m r/b
PK 84.9 Ponts (Pirmil), lignes de tramway 2 & 3
PK 85.3 Confluence Sèvre-Nantaise, l/b
PK 85.5 Pont ferroviaire (Pornic), limite
PK 86.3 Pont (Trois Continents)
PK 87.3 Rencontre de deux bras
PK 87.4 Port de Nantes, limite u/s
PK 87.7 Port de bateaux de Rezé (Port de Trentemoult) l/b, première nuit gratuite puis €11-13, eau, électricité, douche, cale de halage, restaurant
PK 90.3 Pont autoroutier (Cheviré), N844 périphérique de Nantes
PK 93.0 Quai (Haute-Indre) r/b, limite d/s du port de Nantes
PK 95.0 Quai de Basse-Indre, village r/b, quai d’Indret l/b, ferry
PK 99.0 Quai de Couëron, première nuit gratuite puis €11-13, eau, électricité, douche, cale, restaurant, petite ville r/b
PK 101.0 Le Pellerin quai et village l/b, ferry
PK 103.5 Quai de la Martinière l/b (à l’entrée de l’ancien canal de navigation)
PK 114.0 Centrale électrique de Cordemaïs, quai de déchargement du charbon r/b
PK 125.0 Quai de Paimboeuf et petite ville l/b
PK 130.0 Port de Donges, r/b
PK 138.0 Pont suspendu de Saint-Nazaire (D213) limite de la mer (entrée du port 3 km plus loin à l’aval)
Croisières+Vacances
Croisières, vacances et séjours sur la Loire

Croisières fluviales en France

CROISIÈRES FLUVIALES SUR PETITS BATEAUX

Avec un effectif de seulement 100 à 200 personnes à bord, les bateaux de croisière fluviale (ou « riverboats ») offrent une hospitalité proche, amicale et personnelle. Leur taille modeste leur permet de s’amarrer en plein cœur des villes historiques françaises de renommée mondiale et de naviguer tranquillement dans le cœur ensoleillé de la France elle-même. Huit compagnies de croisières fluviales, très expérimentées, proposent un vaste choix de croisières fluviales sur les quatre grands fleuves français.

Les migrations en Loire

La Loire forme également une continuité écologique à travers le pays en termes de faune et de flore (indigène ou invasive), de poissons, de mammifères et d’oiseaux migrateurs et résidents (le troisième thème de l’Observatoire).  » La Loire est un couloir migratoire, explique Jean-Pierre Bessonie. Lorsque les marchandises remontaient le fleuve, elles étaient souvent accompagnées de nouveaux arrivants en auto-stop. D’autres migrations naturelles ont encore lieu : le saumon et le hareng de rivière sont les espèces migratrices par excellence, mais le silure se déplace aussi au gré des saisons. Dans les airs, sternes, aigrettes, balbuzards, petits pluviers suivent le cours de la rivière, tandis que les castors représentent l’espèce de mammifères la plus mobile, souvent visibles dans l’eau à l’aube ou au crépuscule. »

Le nouvel Obervatoire Loire a ouvert ses portes en juin 2016. Il organise des balades fluviales à bord des traditionnels fûtreau et toue cabané, avec des visites complémentaires aux différentes thématiques développées dans les expositions de l’Observatoire. Les bateaux partent du port de la Creusille à Blois sur la rive sud. Une belle occasion de vivre à ciel ouvert l’émerveillement de notre magnifique fleuve et de toutes ses richesses.

La Loire : Valeur universelle exceptionnelle

Brève description

Le bien du Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes est situé dans les régions Centre-Val-de-Loire et Pays-de-la-Loire. Ce paysage culturel couvre une section du cours moyen du fleuve de 280 km, de Sully-sur-Loire, à l’est d’Orléans, à Chalonnes, à l’ouest d’Angers, y compris les lits mineurs et majeurs du fleuve.

Elle est formée par de nombreux siècles d’interaction entre le fleuve, les terres qu’il irrigue et les populations qui s’y sont établies au cours de l’histoire.

La Loire a été un axe de communication et de commerce majeur depuis l’époque gallo-romaine jusqu’au XIXe siècle, favorisant ainsi le développement économique de la vallée et de ses villes. Témoins des nombreux ouvrages destinés à canaliser le fleuve pour la navigation et la protection des hommes et des terres contre les inondations, les ports ou systèmes de digues, parfois en maçonnerie, qui ponctuent le fleuve.

La Loire a formé autant les paysages ruraux, dans l’organisation du territoire et les types de culture (maraîchage, vigne), que les paysages urbains. Les établissements humains, fermes isolées, villages et villes, traduisent à la fois les caractéristiques physiques des différentes parties du fleuve et leur évolution historique. L’architecture de tuf et d’ardoise, les habitations troglodytes, le tissu urbain, en sont le reflet. Dans le périmètre de la propriété, les bords de Loire sont ponctués de villages et de villes parmi lesquels Sully, Orléans, Blois, Amboise, Tours et Saumur.

L’histoire politique et sociale de la France et de l’Europe occidentale au Moyen Âge ainsi qu’à la Renaissance, période pendant laquelle la vallée de la Loire était un siège du pouvoir royal, est illustrée par les édifices et châteaux qui l’ont rendue célèbre, tels que Chambord, Chenonceau, Amboise, Blois et Azay-le-Rideau. Abbayes bénédictines d’abord, puis forteresses médiévales, ils ont été transformés à la Renaissance en maisons de campagne de loisirs et d’agrément, avec jardins et perspectives ouvertes sur la campagne. Le Val de Loire abrite également une série de grandes et importantes églises romanes, témoins de l’expression de la foi des souverains et du peuple : Saint-Benoît-sur-Loire, Fontevraud, Cunault, les églises ogivales de Blois et de Candes.

Aux XVe et XVIe siècles, le Val de Loire constitue un espace culturel majeur de rencontres et d’influences entre la Méditerranée italienne, la France et les Flandres, et participe au développement de l’art des jardins et à l’émergence de l’intérêt pour le paysage.

Critère (i) : Le Val de Loire est remarquable pour la qualité de son patrimoine architectural, dans ses villes historiques telles que Blois, Chinon, Orléans, Saumur et Tours, mais surtout dans ses châteaux de renommée mondiale, comme le château de Chambord.

Critère (ii) : Le Val de Loire est un paysage culturel exceptionnel le long d’un grand fleuve. Il témoigne d’un échange de valeurs humaines et d’un développement harmonieux des interactions entre l’homme et son environnement sur deux millénaires.

Critère (iv) : Le paysage du Val de Loire, et plus particulièrement ses nombreux monuments culturels, illustrent à un degré exceptionnel les idéaux de la Renaissance et du Siècle des Lumières sur la pensée et la conception de l’Europe occidentale.

Intégrité

La trajectoire historique du Val de Loire est clairement visible dans le paysage actuel. La variété des typologies architecturales, urbaines et paysagères du bien est pleinement et largement représentée sur 280 kilomètres.

Authenticité

Le Val de Loire conserve un haut degré d’authenticité de l’ensemble, et notamment des principaux centres urbains et monuments par leurs usages et matériaux, grâce à de nombreux travaux de conservation. Cependant, plusieurs facteurs risquent d’affecter le bien : mutations agricoles, étalement urbain, installation de zones d’activités autour des villes et des axes de circulation, grands projets de construction (ponts, autoroutes).

Exigences en matière de protection et de gestion

Le régime de propriété de ce vaste bien est très diversifié, comprenant de nombreuses propriétés publiques et privées. La rivière et ses berges appartiennent au domaine public fluvial directement géré par l’Etat. La protection du bien repose sur la complémentarité de plusieurs réglementations relevant des codes du patrimoine, de l’environnement et de l’urbanisme, notamment : Monuments historiques et leurs abords, Sites Patrimoniaux Remarquables, sites classés ou inscrits, réserves naturelles.

Plusieurs centaines d’édifices, publics et privés, grands châteaux ou monuments plus modestes sont protégés au titre du code du patrimoine (Monuments historiques), certains depuis le XIXe siècle, et un certain nombre sont en cours de restauration et bénéficient d’un entretien régulier. Plusieurs dizaines de centres urbains sont protégés au titre des Sites Patrimoniaux Remarquables, ce qui a permis de lancer d’importants programmes de réhabilitation. Enfin, plusieurs dizaines de sites sont répertoriés pour l’application du Code de l’environnement afin de permettre la préservation de grandes zones du paysage. Les ouvrages liés à la rivière sont régulièrement entretenus ou restaurés. La protection de la biodiversité préserve le lit de la rivière.

Sur ce territoire très vaste, en pleine mutation démographique et économique, la coordination de la gestion du bien est assurée par l’État, qui a désigné un préfet coordonnateur, et les deux régions concernées par des aménagements spécifiques (une structure et un comité d’orientation adaptés au bien).

Le plan de gestion identifie les risques majeurs qui menacent le bien et comprend des propositions pour les réduire. La mise en place de mesures de protection réglementaires complémentaires, la sensibilisation et la formation des collectivités et des populations locales aux enjeux de protection du bien inscrit, la surveillance des projets d’équipements importants, sont réalisées en continu par les acteurs publics et privés du Val de Loire.


Par ailleurs, le plan de gestion s’appuie sur un programme interrégional cohérent d’aménagement et de gestion du bassin de la Loire, le  » Plan Loire grandeur nature  » mis en œuvre par l’Etat en 1994, et constamment actualisé avec l’ensemble des acteurs concernés. Ses objectifs sont la sécurité des populations face aux inondations, l’amélioration de la gestion de la ressource en eau, la restauration de la diversité écologique, la valorisation du patrimoine naturel, paysager et culturel des vallées de la Loire.

Les châteaux de la Loire

La vallée de la Loire, dans le centre de la France, est la combinaison parfaite entre de superbes châteaux français, des paysages enchanteurs et de bons vins. Connue sous le nom de « jardin de la France », toute la région est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et constitue une étape incontournable de tout premier voyage en France.

En raison de sa beauté, la vallée de la Loire a été fréquemment visitée par les rois et les nobles français qui y ont construit de magnifiques châteaux et des résidences de campagne, créant ainsi un ensemble de châteaux de contes de fées qui ne ressemble à aucun autre sur la planète.

La liste des meilleurs châteaux de la Loire est longue et il faut du temps pour les visiter tous. Avec plus de 100 châteaux de la Loire ouverts au public, c’est encore un travail en cours pour nous !

Pour ce post, nous avons demandé à quelques blogueurs de voyage de nous aider à affiner notre quête des meilleurs châteaux de la Loire.

Les châteaux de la Loire en une journée au départ de Paris

Si vous ne disposez que d’une journée et que vous n’avez pas de voiture, réservez une visite guidée d’une journée pour visiter les meilleurs châteaux de la vallée de la Loire. Ces visites guidées sont joliment découpées en plusieurs arrêts, et comprennent parfois des dégustations de vins (la Vallée de la Loire, c’est aussi les vins de la Vallée de la Loire !) et un déjeuner.

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Voyage de plusieurs jours à la découverte des châteaux de la Loire

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Les meilleurs châteaux de la vallée de la Loire

1. château de Chambord

Le Château de Chambord est l’un des meilleurs châteaux de la Vallée de la Loire et aussi le plus magnifique. Commandé par le roi François Ier, l’édifice se dresse majestueusement dans la forêt à perte de vue. Considéré comme le plus célèbre de la carte des châteaux de la Loire, son impressionnante façade de 156 mètres aux innombrables tours et cheminées est le témoin de 500 ans d’histoire française.

Le roi a commandé cet impressionnant château pour démontrer sa puissance à ses rivaux. Bien qu’il soit mort avant de voir l’œuvre achevée, on peut dire aujourd’hui qu’il est parvenu à ses fins : Chambord est sans aucun doute l’emblème de la Renaissance française !

Qui dit Chambord pense au roi François Ier et à Léonard de Vinci. Le roi a associé l’ingénieur italien à ce projet architectural, et le plan central et le double escalier sont censés être son œuvre. Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie à travailler pour le roi François Ier, et il vivait à Amboise, où il a été enterré.

Le moyen le plus simple de se rendre à Chambord est de prendre un bus à Blois. Ensuite, depuis la gare routière, il y a 10 minutes de marche. Cliquez ici pour acheter vos billets directs pour le Château de Chambord.

2. Château d’Azay-le-Rideau

Le château d’Azay-le-Rideau, considéré comme l’un des plus beaux du Val de Loire, se trouve sur l’Indre et non sur la Loire, comme on le pense souvent. En fait, une grande partie de sa beauté extérieure réside dans sa construction sur une île : il est entouré d’eau, ce qui lui donne l’apparence de flotter.

L’une des caractéristiques les plus remarquables d’Azay-le-Rideau est l' »escalier d’honneur », un majestueux escalier droit, incroyablement moderne pour l’époque, qui partait directement de l’entrée principale. Par le passé, la plupart des escaliers étaient en colimaçon et généralement dissimulés dans une tour.

Azay-le-Rideau a vu le jour sous le règne du roi François Ier, également connu comme le roi qui a apporté la Renaissance en France. Une succession de propriétaires, généralement de riches financiers, l’ont agrandi et embelli jusqu’au XIXe siècle, où il a pris la forme qu’il a aujourd’hui.

3. Château de Cheverny

Le château a été amplement restauré il y a quelques années et reflète désormais les différentes époques de son expansion.

Le moyen le plus simple d’y accéder est de prendre un bus depuis Tours. Il y a un train, mais la gare est à une demi-heure de marche du château – la gare routière est plus proche. Cliquez ici pour acheter vos billets pour Azay-le-Rideau.

Le Château de Cheverny est l’un des points forts de la Vallée de la Loire avec son vaste domaine, un château original avec des pièces d’époque authentiques et un chenil unique.

Cheverny est l’un des rares châteaux de la carte de la Vallée de la Loire qui appartient encore à son ancienne famille noble. La famille a ouvert les portes de son château au public en 1922, devenant ainsi l’un des premiers châteaux de la vallée de la Loire. La famille vit toujours à Cheverny, ce qui est aussi la raison pour laquelle vous ne pouvez pas visiter tous les étages.

Le château date du XVIIe siècle et ses extérieurs sont restés inchangés depuis. Il est différent des autres châteaux que vous pouvez visiter dans la région, car il n’a jamais été utilisé ou conçu pour des raisons défensives. Cela signifie que vous ne verrez pas de douves, de tours ou d’armureries.

Une autre caractéristique unique du château est la taille de son domaine. Il ressemble davantage à un parc qu’à un jardin de château typique. Le parc est même assez grand pour proposer des promenades en bateau aux visiteurs. L’un des points forts du domaine du château est le chenil, qui abrite plus d’une centaine de chiens de chasse, une tradition qui remonte à 1850.

Le moyen le plus simple de se rendre à Cheverny est de prendre un bus à Blois. Ensuite, depuis la gare routière, il faut compter 3 minutes de marche.

4. Château de Chenonceau

Si vous prévoyez un voyage en France pour voir ses châteaux les plus magiques, seul le château de Versailles reçoit chaque année plus de visiteurs que le château de Chenonceau, dans la vallée de la Loire.

Pour visiter le château de Chenonceau, il suffit de se rendre en voiture de Tours ou d’Amboise, de passer le village de Chenonceau et d’atteindre la forêt dans laquelle se trouve le château. Le cadre est digne d’un conte de fées : une longue allée bordée d’arbres vous mène à certains des jardins de château les plus célèbres du monde. Au-delà des jardins se trouve le château de Chenonceau, qui enjambe le Cher.

Une fois arrivés au château, vous découvrirez les six reines et les femmes puissantes qui se sont disputées ce château, qui en étaient les propriétaires et qui ont chacune créé leurs propres parties et extensions des jardins.

Diane de Poitiers était la maîtresse du roi Henri II et a créé une grande partie du château et un merveilleux « jardin de Diane ». À la mort du roi, sa veuve, Cathérine de Médicis, s’est approprié le château et a construit la galerie au-dessus de la rivière. La galerie abrite aujourd’hui une exposition qui montre le rôle que les reines et les maîtresses des rois ont joué dans ce magnifique château. Cliquez ici pour acheter votre billet direct pour le Château de Chenonceau.

5. Château d’Amboise

Le Château d’Amboise domine la ville d’Amboise de par sa position sur une colline surplombant la Loire et le village d’Amboise. Les vues depuis le château sont incroyables, et vous devez voir la petite et charmante chapelle où Léonard de Vinci a été enterré.

Le château d’Amboise a été pratiquement abandonné au XVIIe siècle après la mort du roi Louis XIII. Plus tard, le bâtiment abandonné a été transformé en prison d’État pendant un certain temps, puis a souffert des mains des révolutionnaires. Après cela, il a été simplement négligé. En 1974, les travaux de restauration du château ont commencé, et le château et les terrains sont maintenant magnifiques.

En raison des années de négligence, ce château est moins bien meublé que beaucoup d’autres dans la région. Bien qu’il ne contienne pas de grands chefs-d’œuvre, le minimalisme des pièces vous permet d’apprécier l’architecture. Ne manquez pas de prêter une attention particulière au fascinant passage en spirale qui mène de la tour au château. Il s’agissait d’une entrée grandiose qui permettait aux carrosses d’entrer directement à l’intérieur.
Le prix de l’entrée vaut la peine d’être payé rien que pour admirer la vue sur la Loire et la charmante ville d’Amboise depuis les magnifiques jardins en terrasse. Cliquez ici pour acheter votre billet pour le Château d’Amboise.

6. Château de Villandry

Le Château de Villandry est l’un des plus beaux de cette carte des châteaux de la Loire. Connu comme le dernier château construit pendant la période de la Renaissance en Vallée de la Loire, Napoléon Bonaparte a acquis ce château pour son frère, Jérôme Bonaparte, au début du XIXe siècle.

Ce château familial est célèbre pour son intérieur grandiose à l’image de la Renaissance, et l’on ressent ce que c’est que de vivre à cette époque. Les chambres sont les points forts de ce magnifique château.

Outre son intérieur opulent, le Château de Villandry est également célèbre pour ses magnifiques jardins. Ses jardins luxuriants comportent des espaces verts avec des labyrinthes, des arbres fruitiers, des potagers, des vignes et des terrains en herbe. Il y a également un certain nombre de jardins de fleurs dans lesquels vous pouvez vous perdre.

Pour une meilleure vue du jardin, allez directement au deuxième étage et tenez-vous près du point de vue. De là, vous aurez la meilleure vue sur l’ensemble du complexe. Le jardin est magnifique à visiter toute l’année car l’administrateur a bien fait de planter différentes variétés de plantes et de fleurs qui fleurissent à différentes saisons.

Le moyen le plus simple de se rendre à Villandry est de prendre un bus depuis Tours. Ensuite, depuis la gare routière, il faut compter 2 minutes de marche. Cliquez ici pour acheter vos billets pour le Château de Villandry.

7. Château de Blois

Le Château de Blois est le plus beau château de la Loire, la résidence des Rois et des Reines. Ils ont tous laissé leur empreinte dans l’architecture du château, et les visiteurs n’ont qu’à faire un tour à 360° dans la cour pour voir l’évolution de son architecture.

Le château comprend l’aile gothique du roi Louis XII, dont la statue équestre domine l’entrée. L’aile Renaissance, avec son emblématique escalier extérieur, a été commandée par le roi François Ier. L’aile classique de Gaston d’Orléans a été construite au XVIIe siècle. Enfin, vous ne manquerez pas de voir ce qui reste de la forteresse royale du XIIIe siècle.

À l’intérieur du château, les visiteurs peuvent voir les appartements royaux restaurés au XIXe siècle et le musée des Beaux-Arts de la ville.

8. Château de Chaumont

Construit vers l’an 1000, le Château de Chaumont-sur-Loire, a eu le temps de recevoir du beau monde !

Le Château de Chaumont est acquis au XVe siècle par la reine Catherine de Médicis, qui y installe et reçoit de nombreux astrologues. A la mort de son mari le roi Henri II, elle obligea sa maîtresse Diane de Poitiers à prendre ce château en échange du château de Chenonceau.

En 1875, la joyeuse princesse Marie-Charlotte Constance Say achète le château, et elle l’utilise pour accueillir les maharadjahs, les actrices, les princes de toute l’Europe lors de fêtes déraisonnables et délirantes. Elle déménage également les maisons du village voisin et l’église car elles gênent ses plans de jardin.

Les choses se sont calmées avec la cession du château à l’État en 1938. Aujourd’hui, Chaumont s’enorgueillit de la grande fête des jardins qui dure tout l’été.